Plages d’Uluwatu : les 7 plus belles de Bali

Voyageur assis sur rochers face à plage turquoise et falaises verdoyantes

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Bali m’a immédiatement séduit, mais pas là où tout le monde débarque. Kuta, saturée de klaxons et de vendeurs insistants, j’ai plié bagages en moins de 24 heures. Direction le sud, la péninsule d’Uluwatu et ses falaises de calcaire blanc, là où Bali ressemble encore à Bali. Je me suis installé à Padang Padang dans une villa avec piscine et petit-déjeuner pour environ 35 euros la nuit — un rapport qualité-prix difficile à battre dans la région. De là, j’ai sillonné les criques et les falaises à scooter (environ 5 euros par jour), le meilleur moyen de dénicher ces plages sans file d’attente ni tour-opérateur.

1. Thomas Beach : la plage aux 172 marches qui en vaut chaque effort

172 marches. Je les ai comptées en descendant, mon appareil photo à l’épaule, et je ne l’ai pas regretté une seule seconde. Thomas Beach reste l’une des plus préservées de la côte d’Uluwatu, précisément parce que l’accès décourage les moins motivés. Bilan : un sable sombre, quelques chaises longues à 50 000 roupies la journée et une quiétude presque irréelle.

Les bassins naturels formés par les marées transforment la plage en terrain de jeu idéal pour les enfants. Trois petits warung proposent des menus simples à prix doux. Mon conseil absolu — commandez un jus de noix de coco fraîche à moins de 20 000 roupies auprès des vendeurs ambulants. La remontée, en revanche, mérite qu’on s’y prépare — surtout si vous portez un enfant épuisé sur les épaules.

Plage de sable blanc, eaux turquoise, falaises rocheuses, village côtier

2. Suluban — traverser une grotte pour atteindre le paradis

Peu de plages au monde s’annoncent par un passage dans une grotte. Suluban, elle, l’exige. Après une ruelle bordée de boutiques locales et de warungs qui sentent bon le satay grillé, on franchit une cavité rocheuse les pieds presque à sec — à condition de choisir le bon moment de marée. L’expérience marque les enfants autant que les adultes.

Sur place, des surfeurs locaux attaquent certaines des vagues les plus réputées de toute l’Indonésie. L’épave d’un vieux bateau rouillé trône sur le sable, terrain d’aventure improvisé pour les plus jeunes. Quand le soleil commence à rougir l’horizon et plonge dans l’océan Indien, s’offrir une bière fraîche en regardant les derniers surfeurs prendre leurs vagues du jour reste l’un de mes meilleurs souvenirs balinais.

Planches de surf colorées sous palmiers sur plage paradisiaqueHomme assis sur un rocher, plage tropicale avec falaise verdoyantePlage de sable blanc, eau turquoise, falaises boisées et villas

3. Nyang Nyang — 20 minutes de marche pour une plage quasi déserte

Blanche, longue, sauvage — Nyang Nyang exige un effort. Il faut compter environ 20 minutes de marche à travers une végétation dense et humide pour atteindre son rivage. Oubliez les tongs : un chemin comme celui-là mérite de vraies chaussures de marche. La récompense ? Une plage que vous partagerez peut-être avec une poignée de personnes seulement.

Aucun bar, aucun restaurant. J’avais emporté quelques bouteilles d’eau et du riz gluant acheté au village — suffisant pour profiter des couleurs intenses du ciel et du fracas sourd des vagues qui s’écrasent sur le rivage. Une plage pour esprits curieux et jambes solides, clairement pas la plus adaptée aux enfants en bas âge, mais inoubliable pour quiconque aime les espaces préservés.

Plage tropicale avec planches de surf colorées et parasol vert

4. Pantai Padang Padang : la plage de film, bondée mais attachante

Rendue célèbre par le film Eat Pray Love, Pantai Padang Padang attire du monde — beaucoup de monde, surtout le week-end. L’entrée coûte 5 000 roupies et se fait par un couloir taillé dans la roche, sous un temple hindou. Pittoresque, indéniablement. Mais il faut arriver tôt le matin pour espérer poser sa serviette quelque part.

La mer y reste calme et peu profonde quasiment toute l’année, ce qui en fait un choix rassurant pour les familles avec de jeunes enfants. Les restaurants sur la plage servent un menu touristique standardisé, sans grande originalité culinaire. C’est surtout l’ambiance, mélange de familles locales et de surfeurs internationaux, qui donne à Padang Padang son caractère unique.

Plage turquoise avec bungalows rouges entourés de jungle verte

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5. Dreamland Beach : beauté naturelle sous pression touristique

Dreamland porte bien son nom — du moins sur les photos d’il y a dix ans. Aujourd’hui, les pelleteuses y ont fait leur travail et plusieurs complexes hôteliers poussent en bord de falaise. La plage reste belle, accessible par une route goudronnée, mais la magie origielle s’érode saison après saison.

Je la recommande malgré tout pour une journée, surtout en semaine quand la foule se disperse. Le ressac y est puissant, les vagues impressionnantes — les surfeurs aguerris s’y régalent. Mais si vous cherchez l’authenticité brute, d’autres criques de la péninsule vous combleront davantage.

Deux chiens sur plage face café vue mer turquoise

6. Bingin : la plage de surfeurs qui a gardé son âme rustique

Dix minutes de descente le long d’un escalier vertigineux taillé dans la falaise, et Bingin apparaît. Le fond est recouvert de corail — portez des chaussures en caoutchouc pour nager, sans hésitation, sous peine de coupures douloureuses. Les vagues de Bingin figurent parmi les plus techniques de Bali, et seuls les surfeurs expérimentés s’y risquent vraiment.

Ce qui m’a frappé, c’est l’absence de chaises longues. Bars, petits hôtels et guesthouses ont colonisé la falaise, mais la plage elle-même reste brute, presque sauvage. Attendez la marée haute et positionnez-vous sur la gauche de la baie pour nager tranquillement. Bingin résiste, et c’est tant mieux.

Plage avec transats, parasols et kiosque Pandawa à BaliPlage de sable blanc avec eaux turquoise et parasols colorés

7. Nusa Dua — piscines naturelles et kayaks dans une baie familiale

L’entrée de Nusa Dua déçoit un peu — un chantier interminable gâche la première impression. Mais passé ce premier contact, la plage dévoile une atmosphère différente de toutes les autres : des familles indonésiennes installées sur des nattes, des enfants qui pataugent dans des bassins naturels peu profonds, une sérénité de bord de mer authentique.

J’ai loué un kayak pour examiner les fonds coralliens depuis la surface. À l’extrémité sud de la plage, une petite baie encadrée de grottes abrite une eau exceptionnellement calme, sans courant, idéale pour les baignades longues et apaisantes. Cet endroit fut autrefois célèbre pour la culture des algues marines — une histoire locale qu’on découvre en discutant avec les habitants. Le bar Pandawa Breeze mérite un arrêt : commandez quelques boissons et le sympathique Komangs vous prêtera transat, pagaies et seau pour les enfants.

Où manger dans le sud de Bali sans se ruiner

Le restaurant Suka Espresso, que j’ai découvert par hasard après une session de surf raté à Bingin, présente un menu varié avec de vraies options véganes — leurs milkshakes méritent le détour à eux seuls. Compter environ 60 000 roupies par plat, et l’eau potable est offerte. Les warungs traditionnels servent des plats simples à partir de 2 euros, mais prudence avec l’hygiène — le fameux « Bali Belly » guette les estomacs fragiles. Une bière locale en demi-litre tourne partout entre 35 000 et 40 000 roupies, soit environ 2,50 euros.

Main tenant un smartphone photographiant un coucher de soleil sur la plage

Où dormir à Uluwatu : du simple au luxueux

Le choix est large. Une chambre double en guesthouse familiale, avec piscine et petit-déjeuner inclus, se négocie entre 25 et 35 euros la nuit — c’est ce que j’ai choisi et je n’ai aucun regret. Les hébergements avec vue sur mer grimpent entre 60 et 90 euros. Quant aux resorts de luxe perchés sur les falaises, comptez plus de 200 euros la nuit. Chaque budget trouve sa place sur la péninsule.

Conseils pratiques pour analyser les plages d’Uluwatu

Le scooter reste le roi de la péninsule. Rapide, maniable, économique — 5 euros par jour environ — il permet d’enchaîner plusieurs plages dans la journée sans dépendre des taxis. Casque obligatoire, conduite prudente indispensable : la circulation balinaise surprend les non-initiés. Pour le change, méfiez-vous des bureaux douteux et recomptez systématiquement vos billets, même dans les comptoirs agréés.

Le temple d’Uluwatu mérite absolument une visite au coucher du soleil : l’entrée coûte 50 000 roupies par personne et le spectacle, entre lumière dorée et danses Kecak, frôle le surréalisme. Depuis les bars accrochés aux falaises à proximité, on observe aussi les surfeurs qui dévalent les dernières vagues du jour, bière en main — un tableau que je pourrais regarder des heures.

Si votre curiosité pour les plages paradisiaques et les trésors cachés de la Méditerranée vous attire autant que les côtes indonésiennes, sachez que la même stratégie — scooter, guesthouses locales, horaires décalés pour éviter la foule — fonctionne aussi remarquablement bien sur d’autres rivages.

Prolonger l’aventure : l’archipel indonésien au-delà de Bali

Bali n’est qu’un point de départ. Depuis le port de Benoa, des croisières permettent de rejoindre des îles que peu de voyageurs connaissent : Satonda et son lac de cratère immergé, les récifs coralliens de Keramat, la forêt nationale de Komodo où vivent les derniers dragons géants de la planète, ou encore l’île de Moyo avec ses chutes d’eau accessibles à la nage. L’Indonésie compte 17 000 îles — Bali vous donnera simplement l’irrépressible envie d’en étudier davantage.

Romain
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Photos à but illustratif et non représentatives

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