Réserve ornithologique des salins du Lion : espace nature et biodiversité à Vitrolles

Échassier solitaire dans un marais brumeux au lever du soleil

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Je vous invite à découvrir un véritable joyau naturel niché entre béton et pistes d’envol : la réserve ornithologique des Salins du Lion à Vitrolles. Sur 53 hectares, cet espace préservé accueille une biodiversité remarquable aux portes de Marseille. Le contraste entre ce havre de paix et son environnement urbain et aéroportuaire attire. Ancien marais salant exploité de 822 à 1955, le site s’est reconverti en sanctuaire naturel exceptionnel. J’ai observé flamants roses, aigrettes garzettes et martin-pêcheur d’Europe évoluer au fil des saisons. Cette zone humide permanente constitue le plus vaste espace naturel de la zone. Je partage avec vous toutes les clés pour étudier ce patrimoine vivant où nature sauvage et activités humaines cohabitent harmonieusement.

Un patrimoine naturel exceptionnel entre histoire saline et biodiversité préservée

Les Salins du Lion racontent une histoire millénaire. Dès l’an 822, l’exploitation du sel transforme ces marais en source de richesse considérable. Au Moyen Âge, cette matière précieuse permettait la conservation des aliments et des poissons séchés, denrées essentielles pour les populations locales. J’admire comment l’activité saline a façonné le paysage en créant différents niveaux d’eau et de salinité.

En 1955, l’exploitation cesse définitivement. La Chambre de Commerce et d’Industrie rachète le site en 1973, permettant d’agrandir la zone fret de l’aéroport tout en surveillant la zone devenue réserve naturelle. Cette reconversion illustre parfaitement la transformation d’un site industriel en écosystème protégé. Aujourd’hui, le territoire s’étend sur 53 hectares avec deux étangs principaux bordés par un chemin de terre. Je découvre encore quelques anciennes tables salantes témoignant de l’exploitation passée.

Les plans d’eau avec sansouires subsistent malgré des remblais récents effectués en limite du territoire. La circulation de l’eau reste très faible dans la zone. Cette zone humide permanente représente la plus importante superficie naturelle préservée du secteur. La réserve se situe sur les rives de l’étang de Berre, enclavée entre l’aéroport de Marseille-Marignane, l’autoroute et des zones urbanisées. Je trouve ce contraste entre milieu naturel et anthropisation saisissant.

L’étang de Berre, écrin naturel millénaire

L’étang de Berre constitue une lagune méditerranéenne créée il y a environ 9000 ans lors d’une montée soudaine du niveau des océans. Je mesure l’ampleur de cet espace : 20 kilomètres de long, 16,5 kilomètres de large et 9,5 mètres de profondeur maximale. Il s’agit de la deuxième plus grande lagune d’Europe après le Mar Menor en Espagne. Les premières civilisations sédentaires s’y sont installées, profitant des multiples avantages qu’offrait le site. Après une période industrielle intense, l’étang se réinvente autour d’activités touristiques et de valorisation des espaces naturels. Son biotope typiquement méditerranéen mérite amplement la découverte.

Une faune ailée remarquable à observer au fil des saisons

La richesse ornithologique des Salins du Lion m’émerveille à chaque visite. Les flamants roses, véritables symboles de la région, se déplacent avec élégance dans l’étang principal. Ces oiseaux majestueux sont souvent postés dans la zone, offrant un spectacle inoubliable. Les aigrettes garzettes, reconnaissables à leur plumage blanc immaculé, pêchent gracieusement dans les eaux peu profondes.

J’observe régulièrement les avocettes élégantes avec leur bec recourbé caractéristique effectuant un mouvement de balayage latéral passionnant. Le martin-pêcheur d’Europe traverse mon champ de vision telle une flèche bleue étincelante. Les cygnes tuberculés se montrent beaucoup moins farouches que leurs voisins flamants. Les tadornes de Belon, les grèbes castagneux, les grèbes huppés et les grèbes à cou noir enrichissent la diversité observable.

Les échasses blanches, les chevaliers guignettes, les hérons, les cigognes, les foulques macroules et divers canards complètent cette communauté aviaire exceptionnelle. L’adaptation des oiseaux au bruit des avions et de l’autoroute reste remarquable. Ils semblent parfaitement cohabiter avec ces nuisances sonores. Le site demeure potentiellement sous-observé et pourrait révéler des raretés au printemps, en automne et en hiver. Son potentiel faunistique important mérite une attention soutenue malgré la proximité aéroportuaire.

Les meilleures périodes d’observation ornithologique

La réserve offre un intérêt toute l’année, chaque saison apportant des observations particulières. Je recommande particulièrement les périodes de migration au printemps et en automne pour observer un maximum d’espèces. Une visite en avril permet d’apprécier une grande diversité aviaire. L’hiver révèle également ses trésors ornithologiques avec les aigrettes garzettes, les sarcelles d’hiver, les grands cormorans et les martins-pêcheurs d’Europe. Cette richesse ornithologique se déploie généreusement en toutes saisons pour les observateurs patients.

Organiser sa visite : accès, équipement et conseils pratiques

Pour accéder à la réserve, plusieurs options s’offrent à vous. Je prends généralement l’entrée depuis l’aéroport de Marseille au rond-point ou depuis Vitrolles par la RN113. Le parcours longe l’étang de Berre depuis la maison de quartier située près de la plage des Marettes. Le parking chemin St Bourdon et les accès piétons facilitent l’arrivée. Le stationnement peut s’avérer difficile mais des places se trouvent à proximité. Depuis Marseille, comptez environ 30 minutes de trajet. Si vous logez aux hôtels Ibis ou Hilton, la réserve n’est qu’à quelques minutes à pied.

Le parcours présente une accessibilité remarquable. Le sentier large longe les étangs avec une difficulté minimale, idéal pour les familles avec enfants et les personnes à mobilité réduite. Plusieurs points offrent des vues dégagées sur les étangs. Aucun observatoire officiel n’existe mais l’observation reste excellente. Je vous conseille d’emporter :

  • Des jumelles ou une longue-vue, indispensables pour observer sans déranger la faune
  • Un appareil photo avec téléobjectif pour immortaliser vos observations
  • Des chaussures confortables adaptées au sentier facile
  • Un chapeau et de la protection solaire car l’ombre reste rare
  • Une bouteille d’eau, particulièrement en période estivale

Mon meilleur conseil d’observation : asseyez-vous vingt minutes au bord de l’eau. La patience permet d’observer bien davantage d’espèces qu’en marchant continuellement. Par ailleurs, si vous cherchez des activités en intérieur dans les Bouches-du-Rhône, d’autres options s’offrent à vous dans la région.

Les balades naturalistes organisées par la LPO

La Ligue pour la Protection des Oiseaux représente une association française créée en 1912 œuvrant pour la biodiversité. Ses moyens d’action incluent la connaissance et la protection des espèces, la conservation des espaces, la sensibilisation citoyenne et l’accompagnement des collectivités. Sept centres de soins existent en France, dont un à Buoux dans le Vaucluse. Je recommande vivement les balades naturalistes régulièrement proposées pour découvrir la réserve. La Journée Mondiale des Zones humides le 2 février constitue une occasion privilégiée. Le réseau de bénévoles de la LPO PACA partage généreusement son expertise avec les visiteurs.

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Romain
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Photos à but illustratif et non représentatives

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