115 équipages, deux trophées en jeu, et une région qui retient son souffle. La Drôme provençale s’apprête à vivre un week-end de sport automobile hors du commun, avec l’organisation des finales des coupes de France de véhicules historiques sur ses routes. Voilà un rendez-vous que j’attendais avec impatience, tant cette compétition mêle passion mécanique, paysages spectaculaires et ambiance exclusif.
Montélimar, épicentre d’une finale nationale de rallye historique
Tout commence dès le jeudi 25 septembre, avec les contrôles techniques et administratifs des équipages installés à Montélimar. C’est depuis le palais des congrès Charles-Aznavour que le coup d’envoi officiel sera donné le vendredi 25 septembre, vers 15h30. Les voitures s’élancent, les moteurs rugissent, et la Drôme provençale bascule dans l’univers du sport automobile pour deux journées intenses.
Ce qui frappe d’emblée, c’est l’ampleur géographique du tracé. Les spéciales traverseront les communes de Montjoyer, Marsanne et Dieulefit, trois noms qui résonnent désormais bien au-delà des frontières locales. J’ai eu l’occasion de parcourir ces routes à plusieurs reprises, et je peux vous dire que leurs virages serrés et leurs lignes droites piégeuses constituent un terrain de jeu particulièrement exigeant pour les pilotes.
L’événement se décline en deux compétitions bien distinctes :
- La coupe de France des véhicules historiques de compétition (VHC), axée sur la performance pure et la vitesse.
- La coupe de France de régularité sportive (VHRS), où la précision et la constance l’emportent sur la fougue.
Ces deux disciplines attirent des profils de pilotes très multiples, mais partagent la même dévotion pour les bolides d’antan. Voir défiler des machines des années 1960, 1970 ou 1980 sur des routes drômoises, c’est une expérience que vous ne trouverez pas souvent à deux heures de route de chez vous.
| Jour | Horaire | Étape | Lieu |
|---|---|---|---|
| Jeudi 24 septembre | Journée | Contrôles techniques et administratifs | Montélimar |
| Vendredi 25 septembre | 15h30 | Départ officiel des équipages | Palais des congrès Charles-Aznavour |
| Samedi 26 septembre | Journée | Épreuves et finales | Montjoyer, Marsanne, Dieulefit |
L’idée née sur les routes de la Costa Brava
Derrière cet événement, il y a un homme, une vision et une anecdote qui mérite d’être contée. Frédéric Corneo, président de l’Association sportive automobile (ASA) de Montélimar, est à l’origine de toute cette aventure. C’est au retour du rallye de Costa Brava, en mars 2025, que l’idée a germé dans son esprit, lors d’un échange avec sa copilote Élisabeth Goirand.
Cette genèse spontanée, sur le chemin du retour d’une épreuve internationale, dit beaucoup sur l’état d’esprit qui anime les organisateurs. Pas de calcul froid ni de dossier administratif préexistant : une passion partagée, une envie commune, et la conviction que Montélimar méritait d’accueillir une finale nationale. J’aime particulièrement ce genre d’histoires, où l’enthousiasme sincère finit par déplacer des montagnes.
L’ASA de Montélimar a ensuite pris en charge l’intégralité de l’organisation. Coordonner 115 équipages, baliser des spéciales, mobiliser des bénévoles, négocier avec les collectivités locales… c’est un travail colossal, souvent invisible depuis les bords de route, mais qui conditionne entièrement la réussite du week-end.
Un format inédit, selon les mots mêmes des organisateurs, car peu de régions de taille comparable ont osé candidater pour accueillir ces deux finales simultanément. La Drôme provençale relève donc le défi avec une ambition certaine.
Pourquoi cet événement dépasse le simple rallye historique
Au-delà du sport, ce rassemblement représente une opportunité considérable pour le territoire. Accueillir 115 équipages signifie autant de pilotes, copilotes, mécaniciens et accompagnateurs qui séjournent dans la région pendant plusieurs jours. L’impact économique sur l’hôtellerie, la restauration et le commerce local de Montélimar et des villages voisins ne doit pas être sous-estimé.
Il faut aussi parler du patrimoine automobile que ces courses mettent en valeur. Les véhicules historiques de compétition ne sont pas de simples vieilles voitures : ce sont des témoins roulants d’une époque révolue, entretenus avec un soin maniaque par leurs propriétaires. Certains modèles présents sur le parcours drômois ont peut-être disputé des épreuves mythiques dans les années 1970, sur des routes italiennes ou françaises dont la légende perdure.
Pour les amateurs de sports mécaniques, l’accès aux zones de passage représente une chance rare d’approcher ces machines d’exception. J’ai souvent remarqué, sur ce type d’événements, que le public mélange curieux du dimanche et connaisseurs pointus, capables d’identifier un modèle à son bruit de moteur. Cette mixité est précisément ce qui rend l’ambiance si particulière.
La Drôme provençale gagne également en visibilité sportive nationale. Apparaître sur la carte des grandes finales de la coupe de France de véhicules historiques positionne Montélimar parmi les territoires qui savent allier qualité des infrastructures et volonté d’accueil. Pour les prochaines éditions, ce précédent pourrait bien faire office de référence. Ce week-end de septembre 2026 marque peut-être le début d’une relation durable entre cette région et le monde des rallyes anciens, et franchement, ce serait une très belle histoire à suivre.
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Photos à but illustratif et non représentatives

