C’est la crique préférée des Marseillais, mais personne ne vous parle de son accès

C’est la crique préférée des Marseillais, mais personne ne vous parle de son accès

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Au cœur des Calanques marseillaises se cache un joyau turquoise que les locaux chérissent jalousement. Cette crique paradisiaque, accessible uniquement aux plus déterminés, offre une récompense incomparable après l’effort. Entre routes sinueuses et sentiers escarpés, je vous dévoile enfin les secrets d’accès à ce petit coin de paradis méditerranéen que les guides touristiques mentionnent à peine.

Un trésor caché entre les falaises blanches

Nichée au sud de Marseille, cette merveille naturelle m’a littéralement coupé le souffle la première fois que je l’ai découverte. Imaginez une vaste étendue de calcaire blanc plongeant dans une eau cristalline aux teintes turquoise et azur. Des pins d’Alep s’accrochent aux parois rocheuses, offrant quelques zones d’ombre précieuses pendant les chaudes journées d’été.

Ce qui m’a frappé en arrivant sur place, c’est l’atmosphère particulière qui y règne. Malgré sa popularité auprès des Marseillais, l’endroit conserve un charme authentique. Des petites cabanes de pêcheurs colorées bordent un côté de la crique, témoins d’un mode de vie ancestral. J’ai eu la chance de discuter avec Marcel, pêcheur depuis plus de cinquante ans, qui m’a raconté comment sa famille occupe le même cabanon depuis trois générations.

La plage principale s’étire sur environ 400 mètres, avec un mélange de sable fin et de petits galets. L’eau y est exceptionnellement claire, permettant d’apercevoir les posidonies qui tapissent les fonds marins. Ces herbiers constituent de véritables nurseries pour la faune méditerranéenne, et durant mes sessions de snorkeling, j’ai pu observer des bancs de sars, quelques dorades et même des étoiles de mer.

Si vous appréciez les plages turquoise aux prix imbattables et quasiment sans touristes français, ce lieu pourrait bien vous séduire. Contrairement à certaines destinations balnéaires surfréquentées, ici, l’authenticité prime encore sur le commerce touristique.

L’accès routier: une première épreuve à surmonter

Voici ce que personne ne vous dit clairement: accéder à cette crique relève parfois du parcours du combattant! La première option consiste à emprunter une route étroite et sinueuse qui serpente à travers le massif des Calanques. Cette voie d’accès n’est ouverte que partiellement durant l’année – un détail crucial que j’ai appris à mes dépens lors de ma première tentative.

De juin à septembre, la route est généralement fermée aux véhicules particuliers entre 8h et 19h30 en raison des risques d’incendie. J’ai découvert qu’il existe par contre quelques alternatives: vous pouvez soit arriver très tôt le matin (avant 8h), soit opter pour les navettes spéciales qui partent régulièrement du centre de Marseille pendant la saison estivale.

Si vous choisissez la voiture, préparez-vous à une conduite technique sur environ 3 kilomètres de virages en épingle. Le parking payant au bout de la route peut se remplir rapidement en haute saison – je vous conseille d’arriver avant 7h30 pour espérer y trouver une place les jours de grande affluence.

Une astuce que j’ai apprise des habitués: en basse saison (octobre à mai), l’accès routier est beaucoup plus simple et les restrictions sont levées. Les paysages automnaux de la calanque offrent alors une beauté différente mais tout aussi saisissante, avec des couleurs plus contrastées et une luminosité exceptionnelle qui fait le bonheur des photographes.

Le sentier pédestre: pour les marcheurs déterminés

La seconde option d’accès, que je privilégie personnellement, consiste à emprunter le sentier de randonnée. Au départ du col de la Gineste ou du parking de Cayolle, comptez environ 1h30 de marche à travers la garrigue marseillaise. Le sentier est bien balisé mais relativement technique par endroits, avec quelques passages escarpés qui nécessitent une bonne paire de chaussures.

Ce que j’apprécie particulièrement avec cette approche, c’est l’immersion progressive dans le paysage des Calanques. Les vues panoramiques qui se dévoilent au fur et à mesure de l’ascension valent largement l’effort physique demandé. À mi-parcours, un belvédère naturel offre une première vue plongeante sur la crique – un moment magique où j’aime m’arrêter pour contempler ce tableau méditerranéen parfait.

Attention en revanche: en été, la chaleur peut rendre cette randonnée éprouvante. J’ai appris à mes dépens qu’il vaut mieux partir tôt le matin, avec au moins 1,5 litre d’eau par personne. Le sentier étant exposé au soleil sur la majeure partie du trajet, un chapeau et de la crème solaire sont indispensables.

La descente finale vers la plage représente le moment le plus technique du parcours, avec quelques passages où il faut poser les mains. Mais quelle récompense lorsqu’on arrive enfin au niveau de la mer et qu’on peut plonger dans ces eaux limpides après l’effort! Ce sentiment de l’avoir mérité rend l’expérience encore plus satisfaisante.

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Le secret le mieux gardé de Sormiou

Oui, vous l’avez deviné, je vous parle bien de la magnifique calanque de Sormiou. Ce joyau des Bouches-du-Rhône mérite amplement sa réputation de crique préférée des Marseillais. Ce qui m’a toujours fasciné ici, c’est comment un lieu aussi paradisiaque peut rester relativement préservé malgré sa popularité.

Ce que peu de visiteurs savent, c’est l’existence d’une troisième voie d’accès, presque confidentielle. Par temps calme, certains locaux rejoignent Sormiou en kayak depuis la plage de la Pointe Rouge. J’ai tenté l’aventure l’été dernier et je peux témoigner que cette approche maritime offre une perspective totalement différente sur les falaises calcaires qui plongent dans la Méditerranée.

Quelle que soit la manière dont vous choisirez d’y accéder, respectez ce lieu exceptionnel. La calanque fait partie du Parc National des Calanques, créé en 2012 pour protéger ce patrimoine naturel unique. Emportez vos déchets, évitez de déranger la faune locale et résistez à la tentation de repartir avec un « souvenir » minéral ou végétal.

À chacune de mes visites à Sormiou, je redécouvre pourquoi cet endroit occupe une place si spéciale dans le cœur des Marseillais. Ce n’est pas simplement une belle plage, c’est un symbole d’une Méditerranée préservée, un espace de liberté où la nature impose encore son rythme face à notre monde moderne pressé.

Romain
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Photos à but illustratif et non représentatives

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