S’il y a bien un pays que j’ai envie de parcourir sans regarder ma montre, c’est l’Écosse. Des routes perdues dans les Highlands, des lochs entourés de montagnes, quelques châteaux et, forcément, une distillerie ou deux : le décor semble avoir été imaginé pour un road trip.
Et le camping-car est particulièrement adapté à cette envie de liberté. Ceux qui souhaitent profiter de l’aventure sans avoir à construire tout leur parcours peuvent notamment opter pour un circuit en camping-car en Écosse organisé par Thellier Voyages.
Pour les autres, voici l’itinéraire que je choisirais pour 15 jours sur les routes écossaises.
Édimbourg et les Trossachs : entrer doucement dans les Highlands
Je commencerais par deux jours à Édimbourg. Son château, ses ruelles, ses pubs et les panoramas depuis Arthur’s Seat suffisent déjà à se mettre dans l’ambiance.
Ensuite, cap vers Stirling puis le Loch Lomond et les Trossachs. C’est ici que le voyage prend véritablement des airs de road trip : la ville disparaît, les routes se font plus tranquilles et les montagnes commencent à remplir le pare-brise.
C’est justement ce que j’aime avec le camping-car : pouvoir modifier le programme pour une randonnée, un point de vue ou simplement un joli coin où s’arrêter. J’avais déjà évoqué ce plaisir de voyager librement dans mon itinéraire des Alpes-Maritimes en camping-car.
Glencoe et Fort William : au cœur des montagnes
Direction ensuite Glencoe, probablement l’un des paysages que j’attendrais le plus de ce voyage.
Les montagnes sombres qui entourent la vallée donnent immédiatement cette impression d’Écosse sauvage que l’on vient chercher. Même lorsque les nuages sont bas – ce qui, soyons réalistes, peut arriver assez souvent !
Je poursuivrais jusqu’à Fort William, au pied du Ben Nevis, point culminant du Royaume-Uni avec ses 1 345 mètres.
Les randonneurs pourront envisager son ascension si les conditions sont bonnes. Sinon, aucun problème : les environs offrent largement de quoi marcher quelques heures avant de reprendre la route.
Deux jours sur l’île de Skye
Depuis Fort William, je rejoindrais Mallaig en passant par Glenfinnan avant de mettre le cap sur l’île de Skye.
Et là, pas question de courir.
Je garderais au moins deux jours pour profiter des paysages de l’île : falaises, reliefs découpés, petits ports et routes qui semblent partir au milieu de nulle part.
C’est typiquement le genre d’endroit où je préfère avoir une liste d’idées plutôt qu’un planning précis. La météo écossaise se chargera probablement de réorganiser une partie du programme !
Du Loch Ness aux Cairngorms
Après Skye, retour sur le continent avec un arrêt devant le superbe château d’Eilean Donan, puis direction le célèbre Loch Ness.
Je passerais ensuite par Inverness et Culloden avant de poursuivre vers le parc national des Cairngorms.
Après les paysages très découpés de la côte ouest, le décor change : grands espaces, forêts et montagnes offrent encore de nombreuses possibilités de randonnée.
À ce stade du voyage, une règle me semble essentielle : ne pas vouloir en faire trop. Sur les petites routes écossaises, les kilomètres peuvent demander beaucoup plus de temps que prévu.
Une étape obligatoire dans le Speyside
Impossible pour moi de terminer cette boucle sans passer par le Speyside, l’une des grandes régions écossaises du whisky.
De nombreuses distilleries proposent des visites permettant de comprendre les différentes étapes de fabrication, du malt jusqu’au vieillissement en fût.
Je réserverais néanmoins ma visite à l’avance et, évidemment, je laisserais la dégustation à celui qui ne conduit pas !
Après une dernière étape vers Pitlochry, il serait temps de rejoindre tranquillement Édimbourg.
Quelques conseils avant de partir
L’Écosse donne une formidable impression de liberté, mais attention à une confusion fréquente concernant le camping sauvage. Les droits d’accès écossais ne donnent pas un droit général de circuler ou de stationner avec un véhicule motorisé.
Je conseille donc de vérifier les règles locales et de consulter le Scottish Outdoor Access Code avant le voyage.
Côté équipement, je prévoirais surtout de bonnes chaussures, plusieurs couches de vêtements et une excellente veste imperméable. En Écosse, le soleil et la pluie peuvent facilement se succéder dans la même heure.
Enfin, je choisirais volontiers mai, juin ou septembre pour profiter du voyage tout en évitant une partie de l’affluence estivale.
Quinze jours… et l’envie de revenir
Édimbourg, Glencoe, Skye, le Loch Ness, les Cairngorms, les distilleries du Speyside : quinze jours permettent déjà de découvrir plusieurs visages de l’Écosse.
Mais je garderais volontairement cet itinéraire flexible.
Parce qu’au fond, le meilleur souvenir pourrait bien ne pas être un château ou une randonnée célèbre. Ce sera peut-être simplement cette petite route au bord d’un loch où, sans l’avoir prévu, vous déciderez de vous arrêter.
Et c’est précisément pour cela que je trouve le camping-car aussi séduisant.
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