Habitants de Dubaï : comment les appelle-t-on

Groupe multiculturel rassemblé à Dubaï avec gratte-ciel en arrière-plan

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Savez-vous comment nommer les habitants de cette métropole passionnante du Golfe Persique ? En français, on les appelle les Dubaïotes ou Doubaïotes, tandis qu’en anglais le terme Dubaians s’impose naturellement. Ces résidents locaux ne forment pourtant qu’une infime minorité dans une ville devenue l’une des plus cosmopolites du monde. Voici tout ce qu’il faut savoir sur les habitants de Dubaï, leur identité et la composition étonnante de leur société.

Dubaïotes : quelle est l’origine de ce nom et que désigne-t-il vraiment ?

La formation du mot Dubaïote suit une logique linguistique bien précise. Ce gentilé résulte de la dérivation du nom de la ville auquel on ajoute le suffixe -ote, un suffixe classique en français pour indiquer l’appartenance géographique d’une personne. On retrouve cette construction dans des termes comme « Chypriote » ou « Érythréen ». La variante Doubaïotes reste également correcte, selon l’orthographe choisie pour transcrire le nom de la ville. Ces deux formes coexistent sans qu’aucune ne soit fautive.

Il faut distinguer Dubaïotes et Émiratis. Les Émiratis désignent l’ensemble des habitants des Émirats arabes unis, fédération regroupant 7 émirats : Dubaï, Abu Dhabi (la capitale), Sharjah, Ajman, Fujaïrah, Umm al Quwain et Ras el Khaimah. Les Dubaïotes, eux, sont spécifiquement les habitants de l’émirat de Dubaï.

L’histoire de ce territoire éclaire l’identité profonde des locaux. Dubaï était autrefois un simple village de pêcheurs spécialisé dans la récolte des huîtres perlières. Ces perles ont généré un commerce florissant, avec des souks réputés et un négoce de l’or en plein essor. Les habitants étaient alors des nomades bédouins du désert ou des bergers des montagnes, sous domination britannique.

La véritable transformation débute avec la découverte du pétrole en 1966. Cinq ans plus tard, en 1971, les Britanniques quittent le territoire, et les Émirats arabes unis naissent officiellement. Depuis, la modernité s’est imposée à une vitesse vertigineuse : le Burj Al Arab a ouvert ses portes en 2000, et le Burj Khalifa, plus haut édifice du monde, a été inauguré en 2010. Ces gratte-ciels symbolisent une transformation radicale, menée sans renoncer à la culture traditionnelle.

Les Dubaïotes sont musulmans sunnites. La langue arabe forme la langue officielle du pays, même si l’anglais s’impose comme langue du quotidien dans cette ville ultramoderne ouverte sur le monde.

Qui sont réellement les habitants de Dubaï aujourd’hui ?

Une croissance démographique spectaculaire

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 1995, Dubaï comptait 650 000 habitants. Dix ans plus tard, la population atteignait 1 200 000 personnes, puis dépassait 2 700 000 en 2017. Un doublement tous les dix ans, c’est exceptionnel à l’échelle mondiale. Cette expansion reflète une attractivité économique hors norme, portée par le pétrole, le commerce et le tourisme.

Année Population de Dubaï
1995 650 000 habitants
2005 1 200 000 habitants
2017 2 700 000 habitants

Une population massivement expatriée

Les Dubaïotes natifs représentent seulement 10 à 15 % de la population totale. Les expatriés constituent donc entre 85 et 90 % des résidents, originaires de près de 200 pays différents. C’est une réalité que j’ai vécue lors de mes explorations dans la ville : on y croise autant de visages que de cultures différentes.

Les communautés les plus représentées parmi ces expatriés sont les suivantes :

  • Les Indiens, Pakistanais, Bangladais et Philippins, qui forment l’essentiel de la main-d’œuvre dans les secteurs de la construction et des services.
  • Les Américains et Européens, généralement présents dans des fonctions plus qualifiées, au sein de multinationales ou de cabinets spécialisés.

Parmi les Européens, les Britanniques forment la communauté la plus nombreuse, avec plus de 100 000 expatriés installés à Dubaï. Les Français, eux, sont environ 15 000 à y avoir posé leurs valises. En préparant un voyage dans cette région, j’avais d’ailleurs consulté des guides pratiques sur la connectivité à l’étranger, comme ce guide complet sur les cartes SIM et eSIM en Turquie, utile pour mieux comprendre les options de télécommunication au Moyen-Orient.

Géographiquement, l’émirat de Dubaï s’étend sur 3 884 km², tandis que la ville elle-même couvre seulement 35 km². Situé entre Sharjah et Abu Dhabi, il est bordé par l’Arabie Saoudite à l’ouest, Oman à l’est et le golfe Persique au nord. Son climat subtropical et aride impose des étés brûlants, ce qui n’empêche pas des millions de personnes d’y affluer chaque année.

Ce qui m’a toujours frappé dans cette ville, c’est sa capacité à conjuguer tolérance et diversité religieuse. Toutes les cultures et religions y cohabitent, à condition de respecter les règles locales. Une leçon d’ouverture que peu de métropoles mondiales peuvent revendiquer avec autant de sincérité.

  1. La tolérance religieuse est inscrite dans les faits : mosquées, temples hindous et églises chrétiennes coexistent sur le territoire.
  2. La mixité culturelle enrichit chaque quartier, chaque souk, chaque interaction quotidienne, faisant de Dubaï une ville unique en son genre.
Romain Simodil
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Photos à but illustratif et non représentatives

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